Histoire

UN PEU D’HISTOIRE

Petit village, lové dans sa Bresse vallonnée, Saint-Jean-sur-Reyssouze a connu les dominations successives des Allobroges, de l’Empire Romain, du Royaume des Burgondes et de l’Empire d’Allemagne.
Notre « pays » était alors morcelé en domaines féodaux et, en 1272, Amédée de Savoie, Seigneur de Bâgé et de Bresse, reçoit en hommage le Fief de Saint-Jean-sur-Reyssouze. La plus grande partie de la paroisse relève donc du Marquisat de Bâgé et le reste de la Seigneurie du château de Montiernoz, entouré de domaines : les hameaux actuels.

Au fil du temps, notre village a répondu à différents noms :
ECCLESIA S. JOHANNIS, SUPER REYSSUSAM, SUPRA REYSSOUSAM, ROYSSOSAM, ST JEAN SUR REISSOUZE
mais il semble que le plus approprié soit celui de « MONTFLEURY », nom donné au cours de la révolution et qui, lui allait si bien. Aujourd’hui nommé Saint-Jean-sur-Reyssouze, du nom de son Saint Patron que nous fêtons chaque année, il porte également le nom de la Reyssouze, charmante petite rivière dans laquelle se mirent non pas son clocher, mais plusieurs moulins objets de la « Ronde des Trois Moulins » organisée tous les ans avec nos villages voisins et amis.

Les premières éclosions de ses fleurs remontent à la préparation du Festival de Musique de 1966. Son fleurissement est mis à l’honneur lors de la fête annuelle du 15 août, et lui a valu de nombreux prix départementaux, régionaux et nationaux. En outre, St Jean peut être fière de son église d’architecture romane, vieille de 8 siècles, et parée d’une galonnière protégeant son porche, classé aux monuments historiques ainsi que la cloche de 1763.

La population de Saint-Jean-sur-Reyssouze était de 720 en 2009, 699 en 2007, 684 en 2006, 582 au recensement de 1999, 578 habitants en 1982 , 680 en 1975, 818 en 1968, 1 068 en 1946, 1163 en 1926, 1 385 en 1906, 1 668 en 1841, 1 720 en 1806, 1 367 en 1786.
Des sols favorables à l’agriculture ont longtemps permis à ce territoire de retenir une population nombreuse ; le dépeuplement y est récent.

St Jean aujourd’hui…

Le village est situé dans le département de l’Ain en région Rhône-Alpes. Il fait partie de la communauté de commune de Saint-Trivier-de-Courtes et appartient au canton de Replonges.
Situé au centre d’un territoire agricole de plus de 2700 hectares, piqués çà et là de hameaux aux noms bien de chez nous : Varennes, Corbeil, Mons, les Justices, Cessort, le Châtelet, les Mollards, Montéfanty, Cornalion, le Blétonnet, la Fontaine du renard, les Pelus, les Quinys, les Fontaines, les Midys, Montcel, Chavagnat, Haute-Serve, l’Etang, Château-Giroud, Montiernoz, la Mire et de fermes isolées : l’Anoz, la Forêt, la Touvière,… St Jean accueille aujourd’hui 750 habitants. La densité de population du village est actuellement de 26.20 habitants par km².
Commerçants et artisans apportent la vie au cœur du village.
St Jean vit aux rythmes de nombreuses manifestations animées par différentes associations.

La commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze dispose de plusieurs circuits de randonnée inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de promenade et de Randonnée Pédestre (PDIRP) qui permettent la découverte des paysages sur son territoire.

LA GEOLOGIE

La commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze se situe dans la région naturelle de la Bresse. Au point de vue géologique, la Bresse est le résultat d’un certain nombre de phénomènes qui peuvent être résumés en deux phases principales :
– le soulèvement du Jura et la formation du lac Bressan (à la fin du secondaire, début du tertiaire). Le plissement alpin, en provoquant de puissantes poussées venant du sud-est, amena la formation de plis parallèles, qui constituent aujourd’hui les montagnes du Jura. Entre ces nouvelles chaînes et le Massif Central, qui lui, résista à la poussée, une dépression se créa, occupée par un lac ou une série de lacs, appelé par les géologues le « lac Bressan ». De puissants cours d’eau s’y déversaient, notamment le Rhin et la Loire, et un émissaire évacuait le trop plein vers le sud-est.
– le comblement et l’assèchement du lac Bressan (époque tertiaire). Sous l’effet de la sédimentation à l’aide de matériaux apportés par les cours d’eau, le lac se combla peu à peu et, finalement, se vida complètement. Le sol de la Bresse est donc formé par de puissants dépôts lacustres d’âge tertiaire (pliocène pour la plupart). L’argile est l’élément dominant. La silice se trouve souvent unie à l’argile, mais à l’état si ténu qu’elle vient encore exagérer l’imperméabilité du sol.
La couche arable est le plus souvent formée de terre argilo-silicieuse, ou terre à pisé, terre jaune ou rougeâtre à éléments très fins, dépourvus de pierres ou de chaux.
Les caractères essentiels de la géologie de la Bresse sont l’imperméabilité qui rend le sol humide, difficile à travailler et qui est favorable au développement des prairies et des essences de bois tendre et l’absence à peu près complète de calcaire.

LA TOPOGRAPHIE

La Bresse est une plaine légèrement vallonnée qui occupe la partie est du bassin moyen de la Saône.
Le territoire de la commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze est creusé au nord, à l’ouest et au centre par de larges vallées à fond plat dans lesquelles coulent des ruisseaux comme la Reyssouze, le bief de l’Enfer ou le bief d’Augiors.
Les dénivellations du relief sont faibles sur la commune. L’altitude s’échelonne seulement entre 182 m dans la vallée de la Reyssouze et 215 m en sommet de colline.

LA CLIMATOLOGIE

Le territoire communal de Saint-Jean-sur-Reyssouze se situe dans la région de la Bresse. Le climat de la Bresse est humide et plutôt chaud d’où la présence importante de brouillards même en été, les aubes étant très fraîches et pleines de rosée. Le climat est tempéré à légère tendance continentale.
On dénombre, en moyenne 115 jours de pluie par an pour une hauteur de précipitation annuelle d’environ 840 mm. Les précipitations se répartissent toute l’année avec néanmoins un minimum en mars et un maximum en septembre.
Les mois les plus chauds sont juillet et août et les plus froids sont décembre et janvier. La température minimale moyenne est de
7°C et la température maximale est de 15,6°C.

L’HYDROLOGIE

LE RESEAU HYDROGRAPHIQUE
De nombreux cours d’eau parcourent la commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze. Les principaux sont la Reyssouze et le bief d’Augiors affluent de la Reyssouze.
Naissant au pied du Revermont, la Reyssouze draine un bassin versant d’une superficie d’environ 470 km² pour une longueur d’approximativement 75 km.

Le régime de la Reyssouze, de type pluvial, présente des hautes eaux hivernales et printanières et un étiage marqué en été.
La Reyssouze est un cours d’eau qui présente une pente générale relativement faible hormis à son extrémité amont. Son bassin peut être scindé en trois parties distinctes : la partie en amont de Bourg-en-Bresse, la partie entre Bourg-en-Bresse et Viriat et la partie entre Viriat et la Saône.
La partie entre Viriat et la Saône, où se situe la commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze, présente une pente douce, inférieure à 1 ‰. Le substrat est constitué principalement de vases et de limons. La ripisylve est soit absente, soit limitée à un cordon rivulaire discontinu. La végétation aquatique est bien développée et se compose principalement d’herbiers de spermaphytes immergés et flottants.
Les bryophytes sont plus rares et s’observent, parfois en quantité importante, sur la partie haute du cours d’eau.

Le bief d’Augiors est un petit ruisseau bressan qui prend sa source à l’est de Béréziat (altitude : 205 m environ). Long de 8 km et drainant un bassin versant d’environ de 18 km², il gagne Saint-Jean-sur-Reyssouze, commune au niveau de laquelle il s’allie au bief des Lieux son principal tributaire. En aval de Saint-Jean-sur-Reyssouze, il rejoint la rivière de la Reyssouze en arrivant sur la commune de Servignat. Sa pente est modérée et varie de 2 à 4 ‰. Le substrat est constitué de galets, de graviers et de sables. La ripisylve est peu développée et s’apparente à un cordon arbustif discontinu.

LE PAYSAGE BRESSAN

La commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze se situe dans l’unité paysagère de la plaine de Bresse. Cette plaine, légèrement vallonnée, s’étend depuis les abords de la vallée de la Saône jusqu’aux contreforts du Bugey, en un relief doux, varié, de plus en plus marqué plus on s’avance vers l’est.

Le paysage bressan a le charme de la France rurale. C’est une région de bocages et de pâturages, traversée par la Reyssouze et ses berges arborées, ponctuée de moulins anciens, où la tradition des volailles de Bresse et de l’élevage bovin donne au paysage une grande partie de ses attraits.

LE PATRIMOIE REMARQUABLE

Le château de Montiernoz :
Siège d’une seigneurie millénaire, ce monument a été reconstruit au XVIIIème siècle. La seigneurie occupait une grande partie de la commune de Saint-Jean-sur-Reyssouze. Les terres ont été dispersées à la fin du XIXème siècle.

L’église Saint-Jean-Baptiste, située au centre du bourg de Saint-Jean-sur-Reyssouze, a été inscrite monument historique le 14 juin 1972. Il s’agit d’une construction romane tardive de la fin du XIIème siècle et du XIIIème siècle mais le chœur à chevet plat date du XIVème siècle. On y découvre quantité de détails intéressants, chapiteaux, culs-de-lampe, reposoir, ainsi qu’un mobilier abondant (XVI –XXème siècle). La très belle galonnière est portée par deux gros piliers ronds en maçonnerie.

La galonnière est une sorte d’auvent à la charpente savamment agencée, généralement soutenue par des piliers en bois, sauf rares exceptions. À défaut de narthex ou de porches profonds, cet espace abrité se prêtait aux rassemblements, religieux ou profanes. La plupart du temps, il y avait de chaque côté du portail
d’entrée, insérés dans le mur, un bénitier et un pupitre en pierre pour des cérémonies qui se déroulaient à l’extérieur, par exemple, les bénédictions de troupeaux.